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FAERYLAND - MAGA ETTORI - Corse Matin 28 octobre 2014

ANOLIE MAGAZINE MAGA ETTORI

“Faeryland”, le film de Magà Ettori, porte-étendard de la génération Végane

Entretien Marilyne Santi - 17 Avril 2016 - corsenetinfos - photo Eric Mogwai

Entretien Marilyne Santi – 17 Avril 2016 – corsenetinfos – photo Eric Mogwai

Le week-end dernier le cinéaste corse Magà Ettori était l’invité d’honneur de la Veggieworld, le plus grand salon en Europe du monde Végan. Magà Ettori est un cinéaste très engagé, souvent dérangeant, fondamentalement généreux, humaniste depuis toujours, et vegan depuis 2012.
A l’initiative de Swantje Tomalak, la directrice de VeggieWorld France, Magà Ettori présentait au salon son dernier film “Faeryland”, et participait à une conférence intitulée ”le véganisme dans le cinéma et la musique”.
Nous l’avons suivi lors de ses interventions à la Veggieworld et rencontré sur le stand que “Faeryland” partageait avec ses partenaires du CCE2A (Collectif Contre l’Expérimentation et l’Exploitation Animales) qui sont également présents dans le film-phare de la cause animale.
En quelques mois, “Faeryland” est devenu le porte-étendard de la génération végane. Projeté dans toute la France dans le cadre de la COP21, au Sénat à l’occasion de la journée mondiale des Droits de l’Homme, à Marignane pour les ”assises du monde animaliste”, au Saint-André des Arts à Paris pour la marche contre la vivisection, à Nîmes dans le cadre du procès de Rodhilan, “Faeryland” est projeté partout où se déroulent des actions de la lutte d’émancipation animale.

Entretien avec Magà Ettori, un cinéaste-humaniste-végan.

– Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est le véganisme ?
– Le véganisme est un mouvement social, éthique, fondé sur le principe universel de la compassion et de la bienveillance envers tous les êtres humains, les animaux et l’environnement. C’est l’Humanisme étendu à toutes formes de vie.

– Quelle est la différence entre un végétarien, un végétalien, et un végan ?
– Les deux premiers sont des régimes alimentaires. Les végétariens consomment des végétaux (fruits, légumes, céréales, légumineuses, graines, oléagineux,…). Ils ne consomment aucun produits d’origine animale (viande, poissons, volaille, charcuterie, fruits de mer…) sous aucune forme (la gélatine de porc par exemple). En revanche il n’est pas question de se priver des plaisirs de la table, au contraire. La cuisine végétale est aussi goûteuse que variée. Il ne s’agit pas de manger deux feuilles de salades avec des graines, nous ne sommes pas des lapins. Nous assistons à une ré-invention d’un art culinaire à partir du patrimoine existant, et une rigueur sans faille dans le choix des produits de base.
Si le végétarisme et le végétalisme ne sont que des régimes alimentaires, le véganisme propose des modèles de comportements encore plus exigeants et responsables. Le végan du point de vue de sa consommation n’utilise pas de produits issus de la souffrance animale. Ni pour son plaisir, ni pour ses loisirs, ni pour son confort. Exit le cuir, la laine, la fourrure, la chasse, la pêche, les combats d’animaux, la tauromachie, les cirques avec animaux.

– Etre végan est donc très contraignant ?
– Oui, mais c’est un choix de vie. Un choix gagnant d’un point de vue moral, mais gagnant également du point de vue de sa propre santé. Les abus en tous genres, les scandales sanitaires nous rappellent quasi quotidiennement que nous allons droit dans le mur. Nous devons réagir.

– Quelles sont les limites du véganisme ?
– Celles que nous imposent les industriels. Aujourd’hui, il y a des produits d’origine animale dans tous les produits de consommation. De la pellicule photo, en passant par le dentifrice ou la colle, sans oublier bien entendu les médicaments. Le pharmaceutique, encore un domaine où nous sommes en droit de nous poser la question. Au nom de quoi les industriels nous imposent-ils d’êtres des hyper-consommateurs gavés de médicaments fabriqués avec de la souffrance animale ? L’alternative serait d’être des marginaux inconscients qui refuseraient l’accès aux soins. Une industrie pharmaceutique qui profite deux fois du système de l’élevage intensif. La première fois en vendant des antibiotiques dont les animaux sont gavés à titre préventif, la seconde en soignant des personnes rendues malades par l’élevage intensif. La pharmaceutique, l’agro-alimentaire et les cosmétiques sont sur un pied d’égalité dans ce domaine.

– Quel regard portez-vous sur Veggiewolrd ?
– Ce salon est une véritable révolution pour la France. Par son professionnalisme Veggieworld a attiré plus de 90 exposants de grande qualité sur 2000 m2 de salon, et près de 10000 visiteurs. Cette fréquentation est un signe fort, qui est envoyé en direction du monde économique, social et politique. Il faudra désormais compter avec le monde VG et ses sympathisants. Comme l’explique très bien Edgar Pisani la politique agricole commune et le productivisme sont mortifères. Les acteurs du changement sont là, ils exposaient au salon Veggieworld. Ils sont créatifs, formés, compétents, compétitifs. La bataille est âpre. Il y a beaucoup de freins en France, et des sujets tabous. On ne touche pas à la sacro-sainte gastronomie. Et pourtant, ce secteur devra évoluer et se reformer s’il veut survivre. Oui, je pense que la justesse de Veggieworld va faire bouger les cadres et évoluer les mentalités.

– Quelles sont vos perspectives avec la Veggieworld ? 
– Nous avons été invités à participer aux huit salons dont 6 en Allemagne et un au Pays-Bas. Les marchés anglo-saxon, allemand et français sont nos priorités mais c’est vrai que ce film a été conçu pour un rayonnement international. La Veggieworld est une excellente passerelle.

– Veggieworld ce sont près de 40 activités. Vous étiez invité en guest-star pour participer à une conférence intitulée ”le véganisme dans le cinéma et la musique”. Vous y avez eu des mots forts, très appréciés et longuement applaudit par le public. 
– J’estime que pour vivre en société, il faut s’imposer un certain nombre de règles de savoir-vivre. Ce n’est pas la loi du plus fort qui doit dominer. Il y a des règles que nous ne devons pas dépasser. On oppose souvent aux végan, le droit de prendre du plaisir à la consommation de la viande. Certes, mais alors que dire de celui ou celle qui va violer une victime ? Le violeur y prend du plaisir. Pourquoi empêcherions-nous l’un et pas l’autre ? Ce n’est pas un jugement de valeur. Pour moi le grand Satan c’est l’élevage intensif. La nourriture est devenue un poison, c’est tout de même un comble.

– Et la tradition, on ne peut pas tout balayer d’un revers de main ? 
– La tradition n’a d’intérêt que si elle sert la cause du vivant. Le cannibalisme, l’excision, l’esclavage, le droit de cuissage, par exemple, sont des traditions à bannir à jamais de l’histoire de l’humanité.

– Ce sont les valeurs que vous défendez dans “Faeryland”? 
– Exactement. Ajoutez à cela l’empathie qui me semble une qualité indispensable. Toute notre recherche à travers ce film est de créer de l’empathie, susciter une émotion intense du spectateur. Et ça marche. Nous avons eu des retours extraordinaires depuis que “Faeryland” a été projeté.

– “Faeryland” est une success-story. Un film d’une violence et d’une puissance rare. Pensiez-vous recevoir un tel accueil ?
– Sérieusement non. Nous faisons des films pour qu’ils soient vus, nous espérons toujours des retours positifs du public, et ce genre d’exercice est toujours périlleux. Avec “Faeryland” nous avons passé un autre cap. Pour l’instant notre audace et notre sincérité sont récompensés. J’ai l’impression que nous sommes pile dans les attentes du public.

– “Faeryland” a également très bonne presse, on évoque la mise en scène, la créativité, le jeu des comédiens, la musique, le travail d’investigation. Avez-vous une formule magique ?
– Oui bien entendu comme tous mes confrères druides (rires). Je crois surtout que nous nous sommes bien entourés. Que ce soit les comédiens ou les activistes (qui font la comédie), les musiciens et les techniciens, toute l’équipe est hyper pro. Nous y avons mis les moyens, nous avons fait de belles rencontres humaines et cela contribue sans doute à apporter ce cachet d’authenticité dont nous sommes très fiers.

– Vous croyez en un cinéma végan ?
– Il est difficile de mettre une étiquette à une œuvre, et encore plus à une somme d’œuvres. Et pourtant nous ne pouvons nier la convergence, de plus en plus de films éthiques voient le jour.

– Ethiques ?
– Oui. Éthiques dans le sujet, ce qui n’est pas nouveau, mais éthiques dans la conception c’est très moderne. Quand nous mettons en place un plan de tournage, nous réfléchissons en termes de dépense d’énergie, de protection des espaces naturels, de costumes et de cosmétiques réalisés sans cruauté animale, de nourriture pour l’équipe. Il n’y a pas de tournage parfait, nous tendons vers cette perfection sans jamais l’atteindre. Nous avançons de compromis en compromis pour contenter les équipes, tout en préservant nos convictions. C’est parfois difficile, toujours fatigant mais tellement gratifiant quand la réussite arrive en bout de course.

– Donc tout le monde peut devenir végan ?
– C’est en bonne voie (rire). La bienveillance et le respect sont les ciments du véganisme, et ils sont à la portée de tous. Et puis nous travaillons pour eux, les plus faibles et les sans voix. Cette génération végane apporte à un monde en crise depuis trop longtemps, des solutions intelligentes et créatives pour bâtir un monde meilleur. Oui, tout le monde peut devenir végane car nous sommes tous des êtres sentients.

FAERYLAND – la presse en parle

FAERYLAND médias logo

 

FAERYLAND, LE PREMIER FILM VEGANFAERYLAND  (France Bleu)

“un chef-d’oeuvre de notre époque”   (Corse Matin)

“un véritable ovni cinématographique”   (Alter-JT)

“Save the world”  (Le Parisien)

“Une grande épopée” (Radio Mandarin Europe)

“Yves Duteil au cinéma”  (La Provence)

“évidement anticorrida”  (Midi Libre)

“un film choc” (Radio Parole d’Animaux)

“La défense des animaux, tient son oeuvre de référence” (La gazette animale)

“Une quête du Graal réinterprétée” (LeVif-L’Express)

“Faeryland, le film de Magà Ettori, porte-étendard de la génération Végane” (CNI)

“une oeuvre magistrale”  (BDM TV)

LE DERNIER CLAN DANS LES MEDIAS - un film Magà Ettori - logo

– Le Dernier Clan est le film sur la mafia corse à voir.
– Le dernier Clan est un film riche, spectaculaire, assurément ce que le cinéma indépendant propose de meilleur.
– Une saga dont le point de départ est la French Connection à New York, mais qui passe également par Marseille, Paris, Genève et bien entendu l’île de Beauté.
– Sous l’impulsion de Magà Ettori la magie du cinéma opère.
– Le Dernier Clan est une saga familiale dans la lignée du Parrain et de Casino.
– Dans ce long-métrage, réalisé par Magà Ettori, Emmanuel Djob joue le rôle de Daddy, un chanteur de cabaret. Autant dire que c’est un personnage qui correspond au candidat de « The Voice ».
– Le cinéma tend à l’île un miroir universel, apporte un cinglant démenti aux clichés. Dans ce panorama, le geste cinématographique se présente comme un trépidant maelström qui combine l’esprit américain et la culture insulaire.
– une pléiade d’artistes, dont Francis Lalanne, Roland Magdane, Robin Renucci ou Patrick Chesnais.
– Une œuvre d’une très grande intelligence qui décrit sans prétention les rouages de la société corse.
– Le Dernier Clan est tellement proche de la réalité que ça en devient dérangeant.
– L’histoire d’Hiram Orsoni, une journaliste chargée d’enquêter sur la mafia locale.
– Véritable tornade dans le milieu culturel insulaire, Magà Ettori fait preuve d’originalité et d’ingéniosité.
– Ce film est le premier volet d’une trilogie racontant l’histoire des crimes organisés en Corse.
– Un cocktail explosif !
– Le Sexe, le pouvoir et l’argent sont les seules motivations des mafieux corses. Ici pas de vendetta pour l’honneur.
– Le Dernier Clan est un film coup de poing, violent, sans concessions romantiques.
– La bande son du Dernier Clan est une pièce d’orfèvrerie.
– Le Dernier Clan est un festival d’images. La Corse y est vue en hiver comme à la saison chaude, flamboyante vue du ciel ou dans ses recoins les plus glauques.
– La création musicale du Dernier Clan est d’une grande efficacité et d’une incroyable modernité.
– Magà Ettori ouvre le champs des possibles pour la création insulaire.
– A l’instar des grands classiques américains du genre, Le Dernier Clan montre la richesse et la démesure de la pègre.
– Corse Matin (Christine Massa) :  »Véritable tornade dans le milieu culturel insulaire, Magà Ettori fait preuve d’originalité et d’ingéniosité.  »
– Corsica Radio (Jacques Renucci) :  »Une histoire qui reflète les problèmes de notre société, remarquablement construite, une construction symbolique qui exalte les qualités de courage, de persévérance et surtout la volonté de se battre avec force pour vivre ses rêves. »
– CNI (André-Jean Bonelli) :  »Une œuvre d’une très grande intelligence qui décrit sans prétention les rouages de la société corse. »
– L’Informateur Corse (Roland Frias) :  »Magà Ettori : ouvre le champs des possibles pour la création insulaire. »
– CorseNetInfos (Charles Monti) :  »Le film phare du réalisateur Magà Ettori, présenté en première mondiale au Festival des 50 jours du Cinéma International de Florence. »
– Corsica Magazine (Allessandro Michelucci) :  »La Toscana e la Corsica hanno trovata nel cinema lo strumento ideale per construire un nuovo dialogo euromediterraneo. »
– TF1, journal de 13h (Jean-Pierre Pernaut) :  »étonnant »
– Le Parisien (Marie-Emanuelle Galfre) :  » tout le panel de l’expression vocale insulaire. »
– France Soir (Emilie-Anne Jodier) :  »pour toute la famille »
– Corse Matin (Jacques Renucci) :  » la finesse du théâtre et la dimension de l’opéra »
– L’informateur Corse (Eva Mattei) :  »Esprit tout à la lumière d’un humanisme rare »
– France 3 ( Sylvie Acquaviva) :  »Une histoire qui déborde largement des frontières de l’île »
– La Corse Votre Hebdo (Sandrine Ordan) :  »Des duels orchestrés par de grands champions »
– Aria (Sandra Alfonsi – coup de coeur de la rédaction) :  »A ne pas manquer ! »
– Paris – Paname :  »complètement décalé »
– Officiel des spectacles :  »Entre folie contemporaine et récit historique. »
IRCA Florence article Véronique Emmanuelli - La Corse Votre Hebdo 30 12 2011
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